TVA de l'avocat en 2026 : taux, seuil de franchise et honoraires
Par Frédéric Courquin
TVA de l'avocat en 2026 : taux de 20 %, seuils de franchise en base, frais et débours, rétrocession et exigibilité. Les règles pour facturer sans erreur.

Sommaire
Les honoraires d'avocat sont soumis à la TVA au taux normal de 20 %, y compris les rétributions versées au titre de l'aide juridictionnelle. Un avocat peut toutefois ne pas facturer la TVA grâce à la franchise en base. Il faut pour cela que ses recettes restent sous 50 000 € l'année précédente et sous 55 000 € l'année en cours.
Derrière ces deux règles, la TVA de l'avocat reste une source fréquente d'erreurs. Des frais refacturés comme des débours alors qu'ils n'en sont pas. Une provision encaissée sans que la TVA soit déclarée sur la bonne période. Un seuil de franchise dépassé en cours d'année, sans que les factures suivantes soient corrigées. Chaque fois, le cabinet s'expose à un rappel de TVA, à des pénalités et à des factures à reprendre.
Ce guide fait le point au 29 septembre 2026. Il couvre les taux, les seuils de franchise, les frais et débours, le collaborateur libéral et la date à laquelle la TVA devient due. Il présente aussi les changements prévus au 1er janvier 2027. Chaque règle renvoie à son texte ou à la doctrine fiscale, pour que vous puissiez la vérifier.
Vous vérifiez encore la TVA de chaque facture à la main ?
zLawyer coûte 49 € HT par mois et par utilisateur, sans engagement, facturation électronique incluse.
→ Voir les tarifs
Quel taux de TVA s'applique aux honoraires d'avocat ?
Le taux normal de 20 % s'applique à l'ensemble des prestations de l'avocat. Il est fixé par l'article 278 du code général des impôts. Il n'existe pas, en France métropolitaine, de taux réduit réservé aux prestations juridiques.
Toutes les rémunérations de l'avocat sont concernées
La doctrine de l'administration fiscale est explicite. L'avocat soumet à la TVA ses rémunérations, quelle que soit la qualification qui leur est donnée : honoraires, provisions ou avances sur honoraires, émoluments. Le mode de fixation ne change rien, qu'il s'agisse d'un tarif réglementé ou d'un montant convenu avec le client (BOFiP, BOI-TVA-BASE-10-20-40-30, § 70).
Concrètement, relèvent du même taux la consultation, la rédaction d'actes, l'assistance, la plaidoirie, l'honoraire au temps passé, l'honoraire forfaitaire et l'honoraire complémentaire de résultat. La provision n'y échappe pas : elle constitue une avance sur des honoraires eux-mêmes imposables.
L'aide juridictionnelle relève, elle aussi, du taux normal
C'est l'erreur la plus répandue sur le sujet. Plusieurs guides en ligne indiquent encore un taux réduit de 10 % pour l'aide juridictionnelle. Aucun taux réduit ne s'applique pourtant.
Le taux réduit autrefois prévu pour ces missions a été jugé contraire au droit de l'Union par la Cour de justice de l'Union européenne, le 17 juin 2010 (affaire C-492/08). Depuis, les prestations indemnisées totalement ou partiellement par l'État au titre de l'aide juridictionnelle relèvent du taux normal. L'administration le confirme dans sa doctrine en vigueur (BOFiP, BOI-TVA-LIQ-30-20-100, § 190, version du 15 avril 2026).
Deux précisions pratiques découlent de la doctrine. Les indemnités d'aide juridictionnelle sont considérées comme hors taxe : l'avocat redevable calcule donc la TVA en sus du montant prévu par le barème. L'avocat qui bénéficie de la franchise doit, lui, préciser sa situation au regard de la TVA sur la demande d'indemnisation transmise au greffe (BOI-TVA-BASE-10-20-40-30, § 80).
L'aide juridictionnelle représente une part importante de l'activité de nombreux cabinets. D'après la Gazette du Palais (synthèse des Références Statistiques Justice 2024 du ministère de la Justice), les CARPA ont dépensé 603 millions d'euros en 2023 au titre de l'aide juridictionnelle et de l'aide à l'intervention de l'avocat. Sur chacune de ces rétributions, l'avocat redevable applique une TVA de 20 %.
Gazette du Palais, dernières statistiques du ministère de la Justice sur les avocats
Le cas des clients établis à l'étranger
Pour un client professionnel, la règle générale situe la prestation dans le pays où ce client est établi. L'avocat établi en France facture alors hors taxe, sans TVA française.
La mention à porter sur la facture dépend de l'implantation du client, selon l'administration fiscale :
- client professionnel établi dans un autre État de l'Union européenne : mention « autoliquidation », et dépôt d'une déclaration européenne de services ;
- client professionnel établi hors de l'Union européenne : mention « TVA non applicable, art. 259-1 du CGI ».
Pour un client particulier établi à l'étranger, les règles de lieu de taxation sont différentes et dépendent de son pays de résidence. Ce cas mérite une vérification dossier par dossier avec votre expert-comptable.
Franchise en base : les seuils propres aux avocats en 2026
La franchise en base dispense l'avocat de facturer, de déclarer et de reverser la TVA. Les avocats en bénéficient comme les autres assujettis. Leurs plafonds de recettes sont toutefois propres à la profession, fixés au I bis de l'article 293 B du CGI.
Les avocats disposent de plafonds distincts pour leur cœur de métier. D'après la DGFiP (BOFiP, BOI-TVA-DECLA-40-20, version du 1er juillet 2026), la franchise est réservée aux avocats dont les recettes de l'activité réglementée de l'année civile précédente sont inférieures à 50 000 €. En cours d'année, elle cesse de s'appliquer dès que ces recettes dépassent 55 000 €.
BOFiP, franchise en base accordée aux avocats
Ces montants sont inchangés en 2026. Le projet de seuil unique à 25 000 €, envisagé par la loi de finances pour 2025, a été abandonné, comme le rappelle Service Public Entreprendre.
La question se pose chaque année pour un grand nombre de confrères. D'après le ministère de la Justice (Statistiques sur la profession d'avocat, situation au 1er janvier 2024), 75 681 avocats étaient recensés sur l'ensemble du territoire national. Pour chaque avocat qui exerce à titre individuel ou en collaboration libérale, la question de la franchise se pose à nouveau chaque année.
Ministère de la Justice, statistiques 2024 sur la profession d'avocat
Quelles recettes retenir pour apprécier le seuil
Seules comptent les recettes de l'activité réglementée, dite « cœur de métier ». L'avocat retient les recettes effectivement encaissées. S'il tient sa comptabilité selon les règles du droit commercial, il retient en revanche les prestations réalisées, qu'elles aient été encaissées ou non (BOI-TVA-DECLA-40-20, § 30).
Le passage d'un seuil à l'autre obéit à deux règles distinctes :
- recettes de l'année précédente inférieures à 50 000 € : la franchise s'applique à l'année en cours ;
- recettes de l'année précédente supérieures à 50 000 € : la franchise ne s'applique pas, dès le 1er janvier de l'année en cours ;
- recettes de l'année en cours supérieures à 55 000 € : la franchise cesse à la date du dépassement, et la TVA est due à partir de ce moment.
Les activités annexes suivent d'autres plafonds
Certaines activités exercées par des avocats ne relèvent pas de leur activité réglementée. Elles disposent de leur propre franchise, avec des plafonds plus bas.
Deux compteurs coexistent donc dans le même cabinet. D'après la DGFiP (BOFiP, BOI-TVA-DECLA-40-20, § 60, version du 1er juillet 2026), les activités annexes bénéficient de la franchise si leur chiffre d'affaires de l'année précédente n'excède pas 35 000 €. En cours d'année, la franchise cesse dès que ces recettes dépassent 38 500 €.
BOFiP, franchise en base accordée aux avocats
La doctrine cite notamment, parmi ces activités annexes, la gestion et l'administration de biens, l'entremise en matière de locations ou de transactions immobilières, le recouvrement de créances et la mise à disposition de locaux et de clientèle au profit d'un collaborateur, contre redevance. Les recettes exceptionnelles, comme la cession d'éléments d'actif, ne sont pas prises en compte. La doctrine précise enfin que la franchise cesse dès que l'un des plafonds est atteint.
L'année de l'installation
Un schéma revient souvent chez les avocats qui s'installent en cours d'année. Ils comparent leurs premières recettes au seuil annuel de 50 000 €, sans ajustement. Or la doctrine prévoit que les plafonds sont réduits à proportion de la durée d'activité, en pratique au nombre de jours d'activité rapporté à 365 (BOI-TVA-DECLA-40-20, § 40).
Pour un cabinet ouvert le 1er septembre, il reste 122 jours d'activité dans l'année. Le plafond de 55 000 €, ajusté au prorata, tombe alors à environ 18 400 €. Au-delà, la TVA est due dès la date du dépassement, même la première année.
Ce que la franchise change sur vos factures
L'avocat en franchise ne facture pas la TVA. En contrepartie, il ne déduit pas la TVA payée sur ses achats professionnels : loyer, matériel, logiciels, documentation. Ses factures portent la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ».
La franchise n'est pas une obligation. L'avocat peut y renoncer en optant pour le paiement de la TVA, comme le rappelle la doctrine (BOI-TVA-DECLA-40-20, § 1). Ce choix se raisonne selon la clientèle du cabinet et le montant de ses investissements.
Savez-vous, mois par mois, où en sont vos recettes face au seuil de 55 000 € ?
zLawyer réunit dossiers, temps, facturation et tableaux de bord financiers dans un même logiciel.
→ Découvrir le logiciel zLawyer
Honoraires, frais et débours : ce qui entre dans la base de la TVA
La base de la TVA comprend toutes les sommes reçues en contrepartie de la prestation. La difficulté ne porte donc pas sur les honoraires, taxables sans discussion. Elle porte sur les sommes que le cabinet refacture au client.
Les frais engagés pour réaliser la prestation sont taxables
Les frais mis à la charge du client font partie de la rémunération imposable lorsqu'ils sont exposés pour réaliser la prestation. La doctrine cite les billets de train ou d'avion, la location d'un véhicule, l'hôtel et le restaurant (BOI-TVA-BASE-10-20-40-30, § 70).
Deux précisions comptent. Ces frais restent taxables même s'ils figurent sur une ligne distincte de la facture. Et tout remboursement de frais calculé au forfait est taxable, quel que soit le nom que lui donne la réglementation professionnelle.
Les débours : quatre conditions cumulatives
Les débours sont exclus de la base de la TVA par le 2° du II de l'article 267 du CGI. Cette exclusion n'est admise que si quatre conditions sont réunies (BOI-TVA-BASE-10-20-40-30, § 130) :
- l'avocat agit en vertu d'un mandat préalable et explicite, au nom et pour le compte du client ;
- il rend compte exactement au client de l'engagement et du montant de la dépense ;
- il inscrit ces dépenses dans des comptes de passage de sa comptabilité ;
- il peut justifier auprès de l'administration de la nature et du montant exact de chaque dépense.
La condition de mandat est considérée comme remplie lorsque l'avocat agit dans le cadre de son activité réglementée. Les trois autres restent à respecter à chaque dépense.
Sous ces réserves, la doctrine range parmi les débours les frais de procédure, comme les timbres fiscaux et les droits d'enregistrement. Elle y ajoute le droit de plaidoirie, les frais de publicité légale et les frais de greffe. Les honoraires d'experts et les frais des commissaires de justice, anciens huissiers, complètent la liste. En revanche, une dépense qui constitue une simple charge d'exploitation du cabinet ne peut jamais devenir un débours.
La provision qui couvre à la fois honoraires et débours
Une provision est souvent demandée pour couvrir à la fois les honoraires à venir et des frais à avancer. La fraction destinée aux débours peut être exclue des recettes imposables à deux conditions. La nature et le montant des frais doivent être mentionnés en tant que débours sur le document adressé au client. Les sommes doivent être inscrites en compte de tiers.
Attention au sort de ces sommes. Si une partie mise de côté comme débours est ensuite virée en compte de produits, la TVA devient immédiatement exigible sur ce montant.
Les fonds qui transitent par la CARPA
Les dépôts de fonds reçus dans le cadre d'une instance, qui ne font que transiter par les comptes de l'avocat, n'entrent pas dans la base de la TVA. En revanche, les sommes que l'avocat prélève sur ces dépôts pour se rémunérer sont soumises à la TVA (BOI-TVA-BASE-10-20-40-30, § 140).
Une situation type en cabinet de contentieux
Prenons un avocat qui se déplace pour une audience en province. Il avance le billet de train et la nuit d'hôtel, puis les refacture à l'euro près sous une ligne « débours », sans TVA. Le réflexe est compréhensible : la somme est remboursée à l'identique.
La règle fiscale est pourtant claire. Ces frais sont exposés pour réaliser sa propre prestation, et non au nom du client. Ils sont taxables à 20 %, comme les honoraires. En cas de contrôle, la TVA non collectée est rappelée sur l'ensemble des factures concernées.
Trois erreurs fréquentes
- Qualifier les frais de déplacement de débours. Ils font partie de la prestation et suivent le taux des honoraires.
- Facturer des « frais de dossier » forfaitaires hors TVA. Un remboursement forfaitaire est toujours taxable.
- Encaisser une provision mixte sans distinguer les débours par écrit. Faute de mention et de compte de tiers, toute la provision entre dans la base imposable.
Collaborateur libéral : la TVA sur la rétrocession d'honoraires
Le collaborateur libéral est un assujetti distinct du cabinet qui le rémunère. La TVA de sa rétrocession obéit à des règles propres, fixées par la doctrine.
La rétrocession est taxable, frais de réalisation compris
Le cabinet, dit avocat « en premier », soumet à la TVA la totalité des honoraires qu'il perçoit de ses clients. Le collaborateur est imposable sur la rétrocession qu'il reçoit, y compris les remboursements de frais exposés pour réaliser sa prestation (BOI-TVA-BASE-10-20-40-30, § 93).
Il remet au cabinet une note d'honoraires qui fait apparaître distinctement la TVA. Le cabinet la déduit dans les conditions habituelles. Ces règles s'appliquent sous réserve de la franchise dont peut bénéficier l'un ou l'autre avocat.
Une mesure de tempérament pour les frais de déplacement
La doctrine admet une exception pour les frais de transport, d'hôtellerie et de restauration. Ils peuvent être considérés comme engagés par le collaborateur pour le compte du cabinet, et donc exclus de la base de sa prestation. Les principales conditions sont strictes (BOI-TVA-BASE-10-20-40-30, § 150) :
- le collaborateur dispose d'un mandat pour engager ces frais, qui peut résulter d'une clause expresse du contrat de collaboration ;
- les factures des fournisseurs sont établies au nom du cabinet ;
- le remboursement a lieu à l'euro près, avec une reddition de comptes exacte ;
- les dépenses et les remboursements sont inscrits en comptes de passage.
La mesure ne vise que les frais intégralement engagés auprès de tiers. Elle exclut, par exemple, les dépenses liées au propre véhicule du collaborateur. Lorsqu'elle s'applique, ni le collaborateur ni le cabinet ne peuvent déduire la TVA incluse dans ces frais.
Prenons un collaborateur libéral qui facture sa rétrocession en fin de mois. Il y ajoute ses billets de train sans TVA, alors que les factures du transporteur sont établies à son nom. La mesure de tempérament ne joue pas : ces frais entrent dans la base de sa prestation et supportent la TVA.
Le collaborateur qui reverse une redevance au cabinet
Autre organisation : le collaborateur perçoit directement ses honoraires et reverse au cabinet une quote-part forfaitaire des frais de fonctionnement. Il soumet alors à la TVA la totalité de ses rémunérations. La redevance qu'il verse rémunère une mise à disposition de locaux et de clientèle : le cabinet qui la perçoit doit la soumettre à la TVA (BOI-TVA-BASE-10-20-40-30, § 97).
Quand la TVA devient-elle exigible ?
La date à laquelle la TVA est due ne suit pas la date de la facture. Pour l'avocat, elle suit la date du paiement.
À l'encaissement, et non à la facturation
Pour les prestations de services, la TVA est exigible lors de l'encaissement des acomptes, du prix ou de la rémunération. La règle figure au c du 2 de l'article 269 du CGI. La doctrine le confirme expressément pour les avocats (BOFiP, BOI-TVA-BASE-20-20).
Deux conséquences directes pour le cabinet. Une facture émise mais non payée ne génère pas encore de TVA à reverser. À l'inverse, une provision encaissée rend la TVA exigible immédiatement, même si la facture définitive viendra plus tard.
Ce qui pose le plus de difficultés en pratique, c'est la provision encaissée en fin d'année. Versée en décembre, elle rend la TVA exigible en décembre, même si les diligences et la note d'honoraires sont de janvier. Déclarer cette TVA sur la période de la facture expose à un décalage relevé en cas de contrôle.
L'option pour les débits
Le même texte permet d'opter pour le paiement de la TVA d'après les débits, c'est-à-dire à la facturation. La TVA est alors reversée même si le client n'a pas encore payé. Cette option pèse sur la trésorerie d'un cabinet dont les délais d'encaissement sont longs. Elle se discute avec votre expert-comptable avant d'être exercée.
Déclarer et déduire la TVA
L'avocat redevable déclare la TVA collectée sur ses encaissements et déduit la TVA payée sur ses dépenses professionnelles. En 2026, deux rythmes coexistent encore. Le régime réel normal impose une déclaration mensuelle ou trimestrielle. Le régime simplifié repose sur une déclaration annuelle et des acomptes.
Ce second régime vit sa dernière année, comme le détaille la section suivante.
Ce qui change au 1er janvier 2027 pour la TVA du cabinet
Deux changements interviennent au 1er janvier 2027. Un troisième chantier, déjà engagé, est souvent confondu avec eux.
La fin du régime simplifié de TVA
En application de la loi de finances pour 2025, le régime simplifié de TVA est supprimé au 1er janvier 2027. Les cabinets hors franchise passeront tous au régime réel normal. Leur déclaration sera mensuelle ou trimestrielle selon leur chiffre d'affaires (economie.gouv.fr).
Pour un cabinet habitué à une seule déclaration par an, le changement est concret. La TVA collectée et déductible devra être suivie de façon plus fréquente, et les décaissements de TVA seront plus rapprochés. La déclaration annuelle au titre de l'année 2026 restera, elle, à déposer en 2027.
Les règles de TVA changent de code
Les règles de TVA quittent le code général des impôts pour rejoindre le code des impositions sur les biens et services. Ce transfert, engagé par l'ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025, devait intervenir le 1er septembre 2026. Il a été reporté au 1er janvier 2027 par l'ordonnance n° 2026-671 du 27 juillet 2026 (rapport au Président de la République, Légifrance).
La recodification se fait à droit constant : les taux, les seuils et les règles décrits dans ce guide ne changent pas. Ce sont les références citées sur les factures qui évoluent, à commencer par la mention de franchise qui vise aujourd'hui l'article 293 B du CGI. Une période de transition est prévue pour les anciennes références. Le plus sûr reste de mettre à jour vos modèles de facture avant la fin de l'année, en vérifiant la nouvelle référence exacte sur Légifrance.
La facturation électronique, un chantier distinct
La réforme de la facturation électronique est entrée dans sa première phase le 1er septembre 2026 : elle change la façon d'émettre, de transmettre et de recevoir les factures, pas les taux, les seuils ni l'exigibilité exposés ici.
Trois réflexes pour sécuriser la TVA de vos factures
Dans la plupart des cabinets, le problème n'est pas de connaître la règle. C'est de l'appliquer sans erreur à chaque facture, chaque mois, avec le temps qu'il reste une fois le travail juridique fait. Trois réflexes limitent l'essentiel des risques.
Suivre les recettes encaissées chaque mois
Pour l'avocat en franchise, le seuil de 55 000 € peut être franchi à n'importe quel moment de l'année. Un suivi mensuel des encaissements permet d'anticiper le basculement : à partir du jour du dépassement, les factures doivent comporter la TVA.
Tenez deux compteurs séparés si le cabinet exerce aussi une activité annexe. Les plafonds ne sont pas les mêmes, et la franchise cesse dès que l'un d'eux est atteint.
Qualifier chaque dépense au moment où elle est engagée
La question « frais ou débours » se tranche au moment de la dépense, pas au moment de la facture. À ce stade, vous savez au nom de qui la facture du fournisseur est établie et pour le compte de qui la dépense est faite.
Une dépense engagée au nom du client, justifiée et inscrite en compte de passage peut être refacturée comme débours. Toute autre dépense refacturée suit le taux des honoraires.
Mettre à jour vos modèles avant le 1er janvier 2027
Profitez du dernier trimestre 2026 pour relire vos modèles de facture et de note d'honoraires. Vérifiez la mention de franchise, la ligne de TVA, la distinction entre honoraires, frais et débours, et la mention propre aux clients établis à l'étranger.
Par bonne pratique, relisez aussi votre convention d'honoraires : elle gagne à préciser sans ambiguïté si les montants s'entendent hors taxes ou toutes taxes comprises.
L'apport d'un logiciel de facturation conçu pour les avocats
Dans zLawyer, les frais et débours sont rattachés au dossier au moment où ils sont engagés, puis repris automatiquement à la facturation. Honoraires, frais et débours restent ainsi distingués sur chaque facture. Vous gardez la trace de ce qui a été avancé et refacturé, dossier par dossier. Les données de facturation sont exportables vers votre expert-comptable, et zLawyer est connecté à Pennylane. Le détail de ces fonctions figure sur la page consacrée à un logiciel de facturation conçu pour les avocats.
Vous voulez voir comment vos frais et débours seraient suivis, dossier par dossier ?
Une démonstration de zLawyer, à partir de l'organisation actuelle de votre cabinet.
→ Demander une démonstration
Une TVA juste se prépare dès l'ouverture du dossier
La TVA de l'avocat tient en quelques règles stables : un taux de 20 % pour toutes les prestations, aide juridictionnelle comprise, une franchise jusqu'à 50 000 € de recettes, une exigibilité à l'encaissement. Les difficultés viennent des sommes refacturées, des provisions et des changements de situation en cours d'année.
L'année 2027 ajoute deux changements de forme : la fin du régime simplifié et le transfert des règles de TVA dans un nouveau code. Ni l'un ni l'autre ne modifie le fond. Tous deux imposent de revoir vos habitudes déclaratives et vos modèles de facture avant le 1er janvier.
Un cabinet qui qualifie ses dépenses au fil de l'eau et suit ses encaissements chaque mois aborde ces échéances sans difficulté. C'est une question d'organisation plus que de fiscalité.
Vous préparez le passage de 2027 et voulez fiabiliser la facturation du cabinet ?
L'équipe zLawyer, basée en France, vous présente le logiciel et la reprise de vos données, sans frais.
→ Demander une démonstration
Dernière mise à jour : 30 septembre 2026. Ce contenu est fourni à titre d'information générale et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal. Pour une situation particulière, rapprochez-vous de votre ordre, de votre expert-comptable ou d'un confrère spécialisé.
Sources
- BOFiP, BOI-TVA-DECLA-40-20 , franchise en base accordée aux avocats
- BOFiP, BOI-TVA-BASE-10-20-40-30 , base d'imposition des professions juridiques, débours et collaboration
- BOFiP, BOI-TVA-LIQ-30-20-100 , taux applicable à l'aide juridictionnelle
- BOFiP, BOI-TVA-BASE-20-20 , exigibilité de la TVA sur les prestations de services
- Légifrance , article 278 du code général des impôts, taux normal
- Légifrance , article 293 B du code général des impôts, franchise en base
- Légifrance , rapport relatif à l'ordonnance n° 2026-671, report de la recodification de la TVA
- Service Public Entreprendre , franchise en base de TVA
- economie.gouv.fr , régimes d'imposition à la TVA et suppression du régime simplifié
- impots.gouv.fr , prestations de services entre assujettis
- Ministère de la Justice , statistiques sur la profession d'avocat
- Gazette du Palais , statistiques du ministère de la Justice sur les avocats